jeudi 7 janvier 2010

Et d'une

Difficile à expliquer, cet attrait des dunes. On pourrait arguer du fait qu’ici, il n’y a personne, et que seul le vent vous souffle sa plainte à l’oreille, que le sable, brûlant déjà, vous érode la plante des pieds, que l’on y laisse ses empreintes comme pour signifier l’importance de son passage (même si l’on est pas dupe : sitôt parti, ces traces disparaissent pour laisser au prochain l’illusion du pionnier), qu’enfin, un bout de désert, c’est un soupçon de danger à peu de frais, et une évasion certaine de la verdure envahissante.

C’est pour cela que l’on retourne aux dunes, pour s’y perdre juste le temps qu’il faut pour aimer s’y retrouver.

1 commentaire:

mona a dit…

Bonjour, je viens par hasard, et je découvre une écriture qui me plaît beaucoup, un peu conceptuelle comme ma pensée. Peut-être à cause, grâce à mes origines... vietnamiennes ! J'ai publié il y a deux ou trois jours un poème qui parle de... dune, quelque chose qui ressemble un peu à tes mots... Etrange le monde des blogs, surtout, quand je vois sur la bande latérale du tien que tu lis "le journal d'un avocat", à des miliers de kilomètres de chez moi(Paris), dans un pays avec des institutions et un modèle de justice si différents du modèle français... Je reviendrai...