jeudi 7 mai 2009

Une ruche au palais

Il y a de ces cadeaux tout droit sortis d'un conte. Comme un présent apparu d'un autre monde, et qui se matérialise sous les yeux ébahis d'un public envoûté.

Celui-là est de cette sorte : don d'un monarque à un autre, pour signer une entente par delà les continents, et pour en mettre plein la vue, aussi. J'imagine cette construction de fonte et d'acier,
rivetée pièce par pièce dans la cour du palais, et les chambellans de s'interroger sur cette bâtisse étrange, trop haute et trop étroite, trop légère et trop lourde en même temps, et dont l'usage est tenu secret. Quelles messes basses va-t-on prononcer dans ces murs ciselés ?
Bien des sourcils se sont levés à la fin de l'ouvrage, mais le pavillon tint bon sous les regards surpris. Il en garde d'ailleurs toute cette morgue surannée maintenant, et conserve sous les écailles de sa peinture trop terne, cette moue centenaire et hautaine du bâti devenu monument.

3 commentaires:

Martin a dit…

Bravo pour les photos et les textes. Tu as une super plume.

Anonyme a dit…

C'est où ?
Séb.

Anonyme a dit…

Je retire ma question...