jeudi 14 février 2008

Ecce tempo

Quête quotidienne pour obtenir ces informations vitales pour la création de notre site d'informations culturelles. Ces entretiens furtifs qui n'en sont pas se ressemblent un peu, en ce qu'ils ne débouchent jamais sur une décision claire des interlocuteurs. On se présente, on expose ses doléances, on échange ces sempiternelles cartes en joignant ses deux mains, on se promet tout un tas de choses, mais, au final, rien. J'ai une boîte au lettres dédiée qui prend la poussière, et je sais qu'il faudra recommencer plusieurs fois pour que le fil de la relation tienne. C'est ainsi : le Vietnam se s'embarrasse pas de l'entretien. Il fait ou ne fait pas, mais de suivi, point. De mise à jour, nulle. La toile saigonaise est un tissu de sites mort-nés, et je crains toujours la contagion.
Mais ce qui frappe d'autant est finalement cette nonchalance devant l'état de fait. Si c'est comme ça, c'est bien parce qu'il n'y a aucune raison que ce soit autrement. Et de poursuivre son chemin, donc.

Cette temporalité floue, extensible, et dont on ne connait jamais avec certitude le point de rupture - et même, d'ailleurs, s'il y en a un - permet toutes les promesses. Elle est un liant convenable à la bonne tenue des affaires, celles-ci souffrant les délais, mais point de deadline. C'est une ligne de fuite, un horizon vers lequel scruter, peut-être, un avènement ; on saura à ce moment-là ; tous les signes y concourront. Gare, cependant, à ne pas se prendre les pieds dans l'écheveau : c'est un cycle, une boucle, un ruban de Moebius.

Alors on se prend à penser comme Zangra au fort de Belonzio, et si l'on s'ennuie quelquefois, ma foi...

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