samedi 26 mai 2007

Orage de mes espoirs

Paris, au crépuscule. Le vent fait bruire depuis longtemps tout ce que l'urbain peut résonner. La frondaison des arbres devant la fenêtre semble vouloir s'arracher au quartier, pour rejoindre l'Elysée des feuillages de printemps. Les rafales deviennent plus insistantes, on sait, déjà, que cela va tout à coup se rompre en cataractes spasmodiques. On voit, plus bas, les passants accélérer la cadence. Tout le monde attend la chute, guette le tonnerre.


Quand tout tombe, c'est en furie. On regarde, perplexe, à la fenêtre, s'abattre l'orage sur Paris. Il est fort, il est long, il est celui que l'on attendait, peut-être, comme on attend la pluie qui ne vient pas...


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