mardi 6 juin 2006

Les choses de la vie ?


Un véhicule A, parti de bonne heure de Nîmes, arrive jusqu'au chemin du Défend. Il a à son bord un homme d'humeur maussade. On a pas mal causé la veille, ce fut houleux, on a mal dormi. Tout embrumé de sommeil encore, il franchit les colonnes de l'allée qui mène à son domaine.
À peine s'engage-t-il dans le virage qui remonte vers la butte où s'étale la maison, qu'il croise un véhicule B, un peu gris, lequel d'un coup de frein interpelle l'attention. Conciliabule bref, et le conducteur du véhicule A, précipitamment, gare son engin, marche d'un bon pas, et s'engouffre dans l'habitacle arrière du véhicule B. Celui-ci, piloté par un Américain débonnaire à ses heures, co-piloté par un pianiste amateur de Bach, se dirige vers Arles où doivent être observées de sublimes sculptures médiévales au cloître de St Trophime. Soit, on part donc, sous le staccato d'une variation Goldberg. Chemin faisant, on visite Arles, on contemple le cloître. On avale une pizza et l'on se prend une prune, que l'on fourre dans un sac pour y penser plus tard. On a l'envie de voir un site lunaire ; c'est du côté de St Martin de Crau. On s'approche, on suit des camions-bennes qui s'engagent dans un lieu muré. Voilà la plus grande décharge d'Europe, mais tout n'est que terre. Tant pis, on s'en contente. Et l'on s'en retourne vers le domaine.

Pendant ce temps, nul ne sait ce que l'homme qui conduit le véhicule C fait. Il doit être probablement au garage, prêt à partir. En tout état de cause, il démarre vite pour se rendre quelque part. Il roule assez vite, peut-être. Sur la route N7, il se décide soudain à tourner pour rentrer dans le bourg de Château-Neuf-le-Rouge. A-t-il vu qu'un véhicule B roulait en cadence, sur une partition de Bach ?
Une collision s'ensuivit, qui brisa quelques tôles. On en fut quitte pour de la paperasse, avant de repartir. Rendu au domaine, on conta cette histoire, puis on s'en fut chacun de son côté.





Il y avait encore fête ce soir-là.

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