mardi 28 avril 2020

Danger ! High Voltage - Composition

Toile étoilée...

Danger ! High Voltage - Introduction


Ce fut au gré d'une exploration sans but sur la toile, de celles si fréquentes en ces temps connectés, que le motif sur l’écran apparut tout soudain. 
Un jeu de lignes simples, un point de fuite central, sur un fond dégradé.
Ni une, ni deux (mais cent plutôt), la décision fut prise, le projet validé.
Nous voilà donc repartis pour une chasse à l'image. À l'image des pylônes, donc, cette fois, qui parsèment ça et là les plaines alanguies des banlieues de Saigon.
De cette quête on retiendra l'inconfort de se faufiler sous ces treillis métalliques, avec pour fond sonore ce bourdonnement inquiétant des voltages bien trop hauts. Et puis, aussi, ces vieilles terreurs des bourbiers vietnamiens, où se cache souvent une faune saurienne et silencieuse...

dimanche 22 mars 2020

Auvents et volets

Parce que c'est peut-être sous la pluie que je me suis souvenu qu'elles sont si belles et si caractéristiques...

mercredi 11 mars 2020

En cartouche

C'est trop évident, non ? Pourtant, les voilà accroupies, dans ce coin de l'image, sans inquiétude.
C'est que les amorces n'y sont pas, certainement. Ou bien.
Le sol, en tout état de cause, en est couvert. Nous avons donc de quoi alimenter les champs de toutes les batailles, et se déclarer vainqueurs en tous jardins, en tous potagers, en toutes pépinières...

dimanche 26 janvier 2020

An Original Cub Rider

Oh, il m'a fallu du temps pour l’arrêter. Lui quémander une photo. Avoir un profil. De lui. De sa Cub rutilante. Aujourd'hui, chance. Le voilà d'humeur primesautière. Normal. Ce sont les vacances de printemps. Le temps des meilleurs atours. Alors il se permet un temps d’arrêt. Deux temps. Quatre temps, même. Mais le moteur tourne. Il lui faut vrombir bientôt. On fige donc l'instant. 
Le mur. Le casque. La chemise. Le pantalon. La Cub.
Les lunettes, enfin.
Bien sûr.

Et le voilà reparti.

samedi 25 janvier 2020

Prises de Têt #27

Où l'on retrouve, bien sûr, nos deux plus célèbres larrons.
Một – Hai – Ba – Dzô!

Prises de Têt #26

Le monde ! 
C'est le monde ! 
C'est tout le monde qui arrive enfin !

Prises de Têt #25

 Quelle année déjà ?
Ah ! Celle du rat !
Dont acte...
 

Prises de Têt #24

Quand on commence, il y une table dépliée.
Une table dépliée là, dans la salle principale, qui donne sur la rue.
La salle est ouverte à tous vents, et c'est le vent du Têt qui souffle.
Les chants s'ensuivent, ouverts aussi à toute la rue. 
Têt oblige !

dimanche 19 janvier 2020

L'azur à pic

De ce clocher qui perce le ciel, ce ciel si souvent bleu surplombant cette cité du sud, ce sud perclus de clochers aigus, on ne retient que le rose vif de ces parois, et le blanc un peu cassé de ses moulures, de ses rosaces et ses corniches. 
Mais, quand il se pare de mille lanternes rouges et ors, là, on ne peut que s'abriter sous les lignes de fuite et tenter d'attraper le fil d'une perspective. Une de celles qui, en rouge, en or, mène au blanc un peu cassé du ciel, ce ciel si bleu des cités du sud perclus de clochers rose.

dimanche 29 décembre 2019

Ménestreal

Il est là, il joue, adossé au cadre d'une fenêtre qui n'existe presque plus.
Ou alors, dehors, sur quelque marche d'un escalier aérien.
Mais que, tout soudain, il faille arranger le décor, là, le voilà désaccordé.
Sans pour autant que cela lui déplaise !

dimanche 22 décembre 2019

Stopping it

C'est un coup d'essai. 
Un voyage en ascenseur, jusqu’à la terrasse. 
Et, du haut des 18 étages de notre immeuble, en pleine lumière d’après-midi, cela :
Trépied. 
Filtre ND 8 stops. 
Exposition à 2.5 secondes. 
Déclic.

jeudi 12 décembre 2019

En garde

Aux portes. 
Aux regards. 
Aux brasiers. 

Le convoi

Ce qu'on voit.

Terracotta kilns


Ces fours-ci, pour s'y rendre, c'est toute une expédition. 
C'est qu'ils se trouvent à Vinh Long, dans le delta. Que pour y parvenir, il faut donc traverser deux des neuf queues du dragon, à dos de bacs, tout en veillant à ne pas sombrer dans la torpeur des basses terres, et à cajoler notre guide à coup de bières et d'alcool de riz. Notre véhicule aussi, tout terrain soit-il, n'est pas exempt de soin. Comme le soleil darde, que la route nidifie, on regarde les jauges avec attention, on inspecte nos suspensions. On s'arrête régulièrement. On mesure ainsi l'étendue si vaste, verte et brune, du grenier à riz du Sud.
De Vinh Long, nous ne verrons que des rues laborieuses et affairées. Nous quittons vite le centre de la ville, pour suivre une piste le long du fleuve. Ça et là, des hangars tantôt pleins, tantôt à l'abandon, et des monticules de brique en grappe : des fours, donc, qui ne fument guère. 


La saison n'est plus aux grosses commandes, mais il faut tout de même vérifier l'ordre des jours avec nos fournisseurs, et leur donner l'accolade. Ils nous accueillent de bon gré, et nous pouvons ainsi rendre hommage à ces éminences rouges qui vallonnent par-ci par-là l'horizon si plat de la région.
De briques assemblés, ils offrent dans leur chambre haute de quoi cuire de bonnes charretées de pots, alimentés qu'ils sont de pelletées de gangues de riz séché. 
Toujours avides de terres à cuire. 
Nous en voyons certains à vide, et d'autres qui embrasent, qui consument, qui calcinent, qui flambent, qui carbonisent. La terre modelée à l'intérieur y durcit en brunissant, puis en devenant presque blanche. Elle en sortira toute figée, en formes contenues. On alors, elle craquera sous l'assaut des flammes, et retournera, brisée, dans les eaux du delta. 
Le dragon, alors, saura bien s'en charger. 

Quant à nous, nous retournerons à Saigon l'esprit serein, pour un temps, sachant les fours éteints bientôt. 
Le Têt arrive bientôt.